"Comment les pingouins ont sauvé Véronica" de Hazel Prior.
- Johana Martin
- 15 janv. 2023
- 4 min de lecture
🅣🅘🅣🅡🅔 : 𝘊𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘪𝘯𝘨𝘰𝘶𝘪𝘯𝘴 𝘰𝘯𝘵 𝘴𝘢𝘶𝘷é 𝘝𝘦𝘳𝘰𝘯𝘪𝘤𝘢
🅐🅤🅣🅡🅘🅒🅔 : 𝘏𝘢𝘻𝘦𝘭 𝘗𝘳𝘪𝘰𝘳
🅔🅓🅘🅣🅔🅤🅡 : 𝘓’𝘈𝘳𝘤𝘩𝘪𝘱𝘦𝘭
🅒🅞🅛🅛🅔🅒🅣🅘🅞🅝 : 𝘐𝘯𝘴𝘵𝘢𝘯𝘵𝘴 𝘚𝘶𝘴𝘱𝘦𝘯𝘥𝘶𝘴
🅤🅝 🅜🅞🅣 : 𝘈𝘵𝘵𝘦𝘯𝘥𝘳𝘪𝘴𝘴𝘢𝘯𝘵
Un roman que j’ai sélectionné pour le #bookseasonchallenge de @luparlulu et @flo.bouquine pour la catégorie livre doudou.
Mon premier roman de 𝐇𝐚𝐳𝐞𝐥 𝐏𝐫𝐢𝐨𝐫.

𝙻𝚎 𝚌œ𝚞𝚛 𝚗𝚎 𝚐è𝚕𝚎 𝚓𝚊𝚖𝚊𝚒𝚜, 𝚖ê𝚖𝚎 𝚊𝚞 𝚖𝚒𝚕𝚒𝚎𝚞 𝚍𝚎𝚜 𝚒𝚌𝚎𝚋𝚎𝚛𝚐𝚜
𝙻𝚎 𝚙𝚕𝚞𝚜 𝚜𝚘𝚞𝚟𝚎𝚗𝚝, 𝚅𝚎𝚛𝚘𝚗𝚒𝚌𝚊, 𝟾𝟺 𝚊𝚗𝚜, 𝚙𝚊𝚜𝚜𝚎 𝚜𝚎𝚜 𝚓𝚘𝚞𝚛𝚗é𝚎𝚜 à 𝚌𝚑𝚎𝚛𝚌𝚑𝚎𝚛 𝚘ù 𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚊 𝚖𝚒𝚜 𝚜𝚎𝚜 𝚕𝚞𝚗𝚎𝚝𝚝𝚎𝚜, à 𝚛𝚊𝚖𝚊𝚜𝚜𝚎𝚛 𝚕𝚎𝚜 𝚍é𝚌𝚑𝚎𝚝𝚜 𝚜𝚞𝚛 𝚕𝚊 𝚙𝚕𝚊𝚐𝚎 𝚘𝚞 à 𝚊𝚋𝚘𝚢𝚎𝚛 𝚍𝚎𝚜 𝚘𝚛𝚍𝚛𝚎𝚜 à 𝚜𝚊 𝚍𝚊𝚖𝚎 𝚍𝚎 𝚌𝚘𝚖𝚙𝚊𝚐𝚗𝚒𝚎, 𝙴𝚒𝚕𝚎𝚎𝚗.
𝙳𝚎𝚙𝚞𝚒𝚜 𝚙𝚎𝚞, 𝚕𝚊 𝚟𝚒𝚎𝚒𝚕𝚕𝚎 𝚍𝚊𝚖𝚎 𝚜'𝚒𝚗𝚝𝚎𝚛𝚛𝚘𝚐𝚎 : 𝚚𝚞𝚎 𝚏𝚊𝚒𝚛𝚎 𝚍'𝚞𝚝𝚒𝚕𝚎 𝚍𝚞𝚛𝚊𝚗𝚝 𝚕𝚎𝚜 𝚊𝚗𝚗é𝚎𝚜 𝚚𝚞'𝚒𝚕 𝚕𝚞𝚒 𝚛𝚎𝚜𝚝𝚎 𝚎𝚝, 𝚜𝚞𝚛𝚝𝚘𝚞𝚝, à 𝚚𝚞𝚒 𝚕𝚊𝚒𝚜𝚜𝚎𝚛 𝚜𝚊 𝚏𝚘𝚛𝚝𝚞𝚗𝚎 𝚌𝚘𝚗𝚜𝚒𝚍é𝚛𝚊𝚋𝚕𝚎 ? 𝚀𝚞𝚊𝚗𝚍 𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚊 𝚜𝚘𝚞𝚍𝚊𝚒𝚗 𝚞𝚗𝚎 𝚒𝚕𝚕𝚞𝚖𝚒𝚗𝚊𝚝𝚒𝚘𝚗 : 𝚎𝚝 𝚜𝚒 𝚎𝚕𝚕𝚎 𝚖𝚎𝚝𝚝𝚊𝚒𝚝 𝚝𝚘𝚞𝚝 𝚎𝚗 𝚘𝚎𝚞𝚟𝚛𝚎 𝚙𝚘𝚞𝚛 𝚜𝚊𝚞𝚟𝚎𝚛 𝚕𝚎𝚜 𝚙𝚒𝚗𝚐𝚘𝚞𝚒𝚗𝚜 𝚍'𝙰𝚗𝚝𝚊𝚛𝚌𝚝𝚒𝚚𝚞𝚎 ?
𝙻'𝚒𝚛𝚛𝚞𝚙𝚝𝚒𝚘𝚗 𝚍𝚊𝚗𝚜 𝚜𝚊 𝚟𝚒𝚎 𝚍𝚎 𝙿𝚊𝚝𝚛𝚒𝚌𝚔, 𝚞𝚗 𝚙𝚎𝚝𝚒𝚝-𝚏𝚒𝚕𝚜 𝚍𝚒𝚜𝚙𝚊𝚛𝚞, 𝚘𝚛𝚙𝚑𝚎𝚕𝚒𝚗 à 𝚜𝚒𝚡 𝚊𝚗𝚜 𝚊𝚙𝚛è𝚜 𝚕𝚎 𝚜𝚞𝚒𝚌𝚒𝚍𝚎 𝚍𝚎 𝚜𝚊 𝚖è𝚛𝚎, 𝚟𝚊 𝚝𝚘𝚞𝚝 𝚌𝚑𝚊𝚗𝚐𝚎𝚛. 𝙲𝚘𝚖𝚖𝚎 𝚍𝚎𝚞𝚡 𝚊𝚗𝚒𝚖𝚊𝚞𝚡 𝚜𝚊𝚞𝚟𝚊𝚐𝚎𝚜, 𝚒𝚕𝚜 𝚟𝚘𝚗𝚝 𝚍𝚎𝚟𝚘𝚒𝚛 𝚜'𝚊𝚙𝚙𝚛𝚒𝚟𝚘𝚒𝚜𝚎𝚛 𝚊𝚞 𝚖𝚒𝚕𝚒𝚎𝚞 𝚍𝚎𝚜 𝚒𝚌𝚎𝚋𝚎𝚛𝚐𝚜.
Une histoire attendrissante de diverses manières.
Tout d'abord 𝐇𝐚𝐳𝐞𝐥 𝐏𝐫𝐢𝐨𝐫 nous emmène dans un lieu où la nature brille par sa force et sa dureté. Un environnement plein de beauté mais à craindre par son hostilité.
Nous sommes emmené en Antarctique près d'une colonie de pingouins. Nous y découvrons la nature, la véritable. 𝐇𝐚𝐳𝐞𝐥 𝐏𝐫𝐢𝐨𝐫 nous peint un tableau réaliste de cet univers que l'on connait si peu ou seulement par le biais de documentaires ou de photos.
Elle n'hésite pas à nous mettre face à la férocité de la nature sauvage qu'on ne peut dompter.
C'est une lecture où j'ai essayé de prendre le temps de lire. Je me suis forcé à ralentir le rythme pour profiter le plus longtemps de cet environnement, de ces personnages, humains comme animal.
J'ai eu une boule au ventre en refermant ce livre. J'avais l'envie à la fois de rester avec la colonie de pingouins, mais aussi de continuer a accompagner Véronica qui au fil des pages s'est révélé être un magnifique être qui se cache derrière un caractère un peu hautain, un peu fière, mais quand on apprend à la connaitre, on ne peut que finir attendrie par l'histoire de sa vie.
🅟🅞🅤🅡 🅒🅞🅝🅒🅛🅤🅡🅔 : Une lecture qui saura je l'espère toucher votre cœur comme cela l'a été pour moi. Préparez-vous à embarqué dans une aventure où la nature a tout ses droits. Qui cache derrière une jolie leçon de vie. Un livre que je vous recommande bien évidemment.
🅟🅞🅤🅡 🅥🅞🅤🅢 🅔🅝 🅓🅘🅡🅔 🅟🅛🅤🅢 : Le début peut paraitre un peu long pour certain, personnellement ça été mon cas, mais en même temps vu que je savais que Véronica finirait tôt ou tard en Antarctique, je prenais mon mal en patience.
J'avoue avoir pensé que son petit-fils Patrick serait du voyage dès le début. Je ne m'attendais pas à ce qu'il reste au pays, et d'un côté cela permet de voir le développement propre à ces deux personnages.
Celui de Véronica est extrêmement touchant et heureusement ! J'ai bien cru qu'il s'agissait d'un roman avec un personnage principal acariâtre.
En fin de compte, c'est une femme qui s'enferme dans une carapace construite au fil de sa vie. Elle a traversé des épreuves qui l'on rendu tel qu'elle est au début du roman, soit légèrement hautaine sur les bords. En même temps se caractère va à merveille avec sa condition social de vieille femme veuve et riche.
Quand on découvre le passé de Véronica on ne peut que se révolter. J'admet me sentir chanceuse de ne pas avoir vécu pendant les années de mes grands parents. Entre les guerres, les conditions de vie et surtout l'image social qu'il fallait avoir. Les conditions des femmes dans la société était vraiment affreuse. Quand on y repense il y a seulement quelques décennies qui nous sépare de cette époque. Je suis bien heureuse que les mœurs aient changés.
Ce devoir constant de paraitre une fille sage et bien élevé. Etre prisonnière d'une image à faire paraitre. Devoir se priver d'écouter son cœur et de se laisser vivre car on peut finir mal vu et rejeter de la société.
Oui heureusement que la société change, même s'il reste encore des choses à améliorer.
Ce que j'ai aimé dans ce roman et c'est paradoxal... c'est la mise en avant de la dureté de la vie sauvage. Quand 𝐇𝐚𝐳𝐞𝐥 𝐏𝐫𝐢𝐨𝐫 nous parle de la colonie de pingouins qui peuvent finir en proie à un prédateur, ou bien bloqué dans une crevasse, ou les bébés pingouins qui se font attraper et dévorer par des rapaces. Ou tout simplement la météo qui ravage la colonie.
Il est dur de ne pas resté insensible même si on sait qu'on ne peut pas faire grand chose face à mère nature.
Maintenant j'ai vraiment aimé quand 𝐇𝐚𝐳𝐞𝐥 𝐏𝐫𝐢𝐨𝐫 décide de faire réagir Véronica en la faisant sauvé un bébé pingouins.
J'ai toujours eu ces réflexions quand je regarde des documentaires animaliers, sachant que je n'en regarde pas beaucoup à cause de la réflexion que je vais vous partager : Je ne comprends pas pourquoi l'humain qui est présent pendant ce reportage ne peut pas parfois venir en aide à un animal. Ce n'est pas parce qu'une pauvre petite fois un humain intervient que cela va bousculer l'équilibre de la vie sauvage. Je trouve qu'au contraire on devrait les aider sans rendre notre présence indispensable bien sûr. Mais nous avons déjà un impacte sur leur équilibre. L'homme est loin d'aider les animaux, c'est souvent le contraire, alors pourquoi quand les journalistes, scientifiques ou être humain présents voient un être innocent, ne pas l'aider ?
On nous éduque bien avec la fameuse phrase de "aider son prochain". Pourquoi les animaux ne font pas partie de ce dicton ?
Bref je m'éloigne du sujet de faire une simple chronique littéraire.
Mais tout ça pour vous dire que ce roman m'a bien attrapé au cœur et aux tripes.
J'espère qu'il en fera de même avec vous prochains lecteurs et lectrices, ou bien que c'est déjà fait.



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